Voici quelques prix qui peuvent vous permettre de prévoir un budget, sachant que le taux de conversion en septembre/octobre était de 55 roupies pour 1 euro.
Hôtellerie : de 200 à 750 roupies, L'hôtel le plus cher n'étant pas forcément le plus propre, le mieux situé, le plus sympa. Bien entendu, on peut trouver moins cher ou plus cher.
Eau minérale : de 13 à 15 roupies la bouteille de 1 litre
Lemon soda : 15 roupies
Petit déjeuner continental : de 40 à 80 roupies Excusez-nous, mais le petit déjeuner indien, le matin, on n'y arrive pas.
Lunch : à partir de 25 roupies pour un thali végétarien limité
Dîner : outhapans, dosa, parotha, il faut compter pour un repas complet entre 50 et 80 roupies
Tchaï au bord des routes : pas plus de 5 roupies et pour quelques roupies de plus, vous avez de succulents beignets
MANI est le premier chauffeur que nous avons connu lors de notre premier voyage dans le TAMIL NADU.
Depuis 12 ans, nous avons toujours utilisé ses services et il est devenu un ami.
Sa grande honnêteté et sa probité nous l'ont fait désigner comme le correspondant local de l'association AIDONS LES ENFANTS DU TAMIL NADU qui scolarise une trentaine d'enfants à MADURAI, TRICHY et NEW NEMELLI KUPPAM.
C'est un homme d'une grande culture qui a une très bonne connaissance de son pays. Il est d'une grande prudence sur les routes, ce qui est primordial en INDE.
Nous avons utilisé à nouveau ses services pour le tarif suivant :
Pour une AMBASSADOR avec climatisation, le prix a été de 1600 roupies/jour TTC (y inclus fuel pour 200 km, son hébergement et ses repas) auquel il faut ajouter les taxes de parking, de passage des frontières inter-états, ... pour environ 150 roupies par jour.
En ce 20 octobre, toute l'INDE fête le dernier jour de DUSSERHA. C'est en ce dixième jour de bataille que DURGA a pu vaincre le démon après que SHIVA et VISHNOU lui aient fourni les armes.
C'est l'occasion pour les hindous de nettoyer et de décorer leurs instruments de travail, de décorer voitures et boutiques et de faire des poojas.
Et USHA en aura terminé avec ses poojas matinales et la récitation des 1008 mantras ... jusqu'à l'année prochaine.
Avant de quitter Mamallapuram, nous sommes allés faire un petit tour dans un village tribale habité par les IRULAS.
Cette tribu est notamment connue pour attraper les cobras vivants dont ils extraient le venin pour le vendre aux laboratoires pharmaceutiques (une coopérative est installée à la ferme aux crocodiles en allant vers Chennai). Autre spécificité, ils chassent les rats dans les rizières dont ils se nourrissent après les avoir fait griller.
Inutile de préciser qu'ils vivent dans le plus grand dénuement.
Ce matin, nous étions conviés par VADIVEL, du village de pêcheurs de NEW NEMELLI KUPPAM, à une partie de pêche sur les eaux de la mer du Bengale.
A 10 heures, nous avons pris le large sur le bâteau, et après avoir essuyé un grain de 15 mninutes(nous qui souhaitions la pluie), nous avons déplié les lignes, et en avant.
C'est que ce sont les poissons attrapés qui devaient constituer notre repas. On s`est pas mal débrouillé puisque vers 12h30, en regagnant le rivage, nous avions notre repas dans le bâteau.
Les femmes des pêcheurs nous ont préparé ces poissons comme personne ne saurait le faire.
Notons que pour les pêcheurs du village, ce jour là, la pêche n'avait pas été fameuse : le produit de la vente a rapporté par bâteau 170 roupies desquels il faut déduire les frais de carburant pour 110 roupies, il ne restait que 60 roupies par bâteau, et comme un bâteau c'est 3 familles, cela fait 20 roupies par famille (1 euro = 55 roupies).
Mamallapuram est le village qui permet de faire la transition entre notre monde occidental et le continent indien. C'est parfait quand on arrive, où quand on quitte l'INDE. Avec un petit restaurant tenu par un breton, Jean-Jacques : ça s'appelle LE NAUTILUS, vous y trouverez purée de pomme de terre, steak haché ou salades avec de la vinaigrette.
Dans ce village qui a souffert du tsunami, beaucoup de français et touristes européens viennent y séjourner et apporter leur soutien.
Sans vouloir faire trop dans le pseudo culturel, il faut préciser que Mamallapuram est un site archéologique de première importance. C'est la qu'ont été sculptés, directement dans la roche, les premiers temples.
Il fait bon s'y promener et profiter un peu de l'ombre.
Depuis hier, nous avons pris pied à Mamallapuram, petite station balnéaire située entre MADRAS (50 km) et PONDICHERRY (100 km).
Dés notre arrivée, nous avons été faire un tour au village de pêcheurs de NEW NEMELLI KUPPAM
Un bâteau nommé ARDECHE-TOULOUSE
Un bâteau nommé PARIS-STRASBOURG
où nous avons fait un repas, que dis-je, un festin de langoustes, gambas, crevettes et autres poissons. Je ne vous en dis pas plus. Voyez plutôt.
Mais nous n`avons pas manqué de visiter également les 2 enfants parrainés dans ce village.
ARUN KUMAR
SUSHMITA
A la tombée du soir, un petit tour sur la plage nous a permis d'admirer une fois de plus le SEA SHORE TEMPLE (Temple du Rivage) heureusement protégé des vagues par une digue.
Côté pratique :
Trajet TRICHY - CHANGELPATTU en train climatisé : 350 roupies
Trajet CHANGELPATTU - MAMALLAPURAM en rickshaw : 400 roupies
Nous conseillons l'hôtel RAMAKRISHNA, simple mais propre et plutôt tranquille (200 roupies).
A Trichy, coule le rivière Cauvery, actuellement gonflée par les récentes et abondantes eaux de pluie apportées par la mousson du Sud-Ouest (KERALA).
Chaque matin, à SRIRANGAM, les berges de Cauvery River sont le lieu de rites tant funéraires que nuptiaux. Les brahmanes y attendent le dévot et le pèlerin.
Cette jeune fille va se marier. Mais après avoir consulté un astrologue, celui ci lui a prédit un premier mariage raté. Aussi, vient elle voir le brahmane qui la mariera avec un bananier, et une fois le mariage prononcé, le bananier sera coupé. Le premier mariage est ainsi bien raté.
A Trichy, USHA prépare activement la fête de DUSSERHA.
Cette fête commémore la bataille livrée par DURGA pour venir à bout du démon. Cette bataille dura 10 jours et 9 nuits, aussi la fête de DUSSERHA dure 10 jours.
Pendant la durée de cette fête, et pour perpétuer la tradition, comme dans beaucoup d'autres familles hindoues, USHA dresse un autel sur lequel sont regroupées les divinités du panthéon hindou, mais aussi la représentation des grands personnages de la mythologie et de l`histoire indienne.
De la même façon qu'une crèche, USHA a également reconstitué cette année, un village du TAMIL NADU avec des scènes de la vie rurale, et son temple au sommet de la colline
En ce 12 octobre, premier jour de la fête de DUSSERHA, par une pooja au cours de laquelle elle récite 1008 mantras en sanscrit, USHA a consacré son autel.
USHA pendant la pooja
USHA dépose le kalasa (pot divin) pour consacrer l`autel
Nous avons pris la route de TRICHY et au cours des 4 heures de route pour faire les quelques 120 km, des villages en fête, des femmes dans les rizières.
Pour la fête, on a tué la chèvre ou le mouton
On prépare le repas de fête
On vient a la fête comme on peut
même en procession
Culte animiste : le cheval orné de fleurs
Flânerie de stands en stands
Travail dans les rizières
Gitans sur la route
Puis, le soir nous n'avons pas manqué de rendre une visite aux petits MADHAVARAJ et SNEKA.
Ils vivent dans un petit appartement de pas plus de 10 m² avec l'eau sur le toit, et toilettes et sanitaires communs aux habitants de l'étage.
Ce matin, nous avons été invités pour la rentrée du Lundi à l'école E.B.G. MATRICULATION SCHOOL où sont scolarisés les enfants aidés par l'association "AIDONS LES ENFANTS DU TAMIL NADU", c'est à dire par vous.
En quelques chiffres, cette école accueille 1450 élèves, pour cela 58 professeurs, 4 aides maternelles et 10 personnels administratifs.
La rentrée, après le repos du week-end, donne lieu à tout un cérémonial.
Tous les enfants sont en rang et, quelque soit leur religion (hindoue, musulman, catholique, ...) ils leur est demandé une prière.
Puis c'est la phrase du jour, aujourd'hui : ``Purifiez vous par le travail``.
Après l'hymne tamil, c'est le lever du drapeau national et l'hymne indien est repris par tous.
Après une présentation des enfants dont l'anniversaire est fêté ce jour (ils peuvent venir a l'école sans la tenue obligatoire), il est fait lecture des nouvelles de la semaine écoulée, puis c'est la remise des récompenses aux élèves méritants avant la prise des cours.
Tout cela sous le regard avisé de Sister EUFRASIA, la directrice de l'école qui ensuite nous a reçus dans son bureau.
Les écoliers en rang dans la cour
Pendant l'hymne national indien ...
... à moi l'honneur de monter les couleurs
Remise des médailles, diplômes et récompenses de la semaine écoulée par Danielle
Finis les backwaters, mais on vous remet 2 ou 3 photos.
On a pris la route pour l`Ashram d`AMMA.
Elle était là, mais il fallait attendre trop longtemps. En plus, vers 13 heures, la salle du Darshan s`est soudainement vidée. Quand on a demandé pourquoi, on nous a répondu c'est l`heure du lunch. Moralité : Il est plus important de nourrir son estomac que de méditer.
Du coup, on est allé passer quelques heures sur les plages de KOVALLAM : le Saint Tropez à l'indienne.
Et hier, on a pris la route pour KANYAKUMARI (Cap Cormorin ou dans le texte le Cap des filles vierges), c'est à dire la fin de l`INDE (à moins que ce ne soit le début).
Aujourd'hui nous voilà de retour dans la bonne vieille ville de MADURAI.
Côté pratique :
A KOVALAM, Royal Garden à 400 roupies : correct sans plus.
A CAP CORMORIN : GANESH LODGE à 300 roupies et un manager super sympa, très cultivé, au fait de l'actualité occidentale. Mais un hôtel de style indien.
On a mis le feu aux Backwaters
Rimbaud aurait alors écrit : "On n'est pas sérieux quand on a 17 ans et que l'on a des cocotiers dessus la promenade."
Un lunch sur les houseboats
L'Ashram d'AMMA : immense. Mais sa générosité, sa bonté et sa sagesse le sont encore plus.
Derrière Danielle, le dernier rocher de l`INDE
Un sadhou en méditation devant l`enceinte du dernier temple hindou
Après la fraîcheur des ghats, en descendant de MUNNAR à ALLEPEY, nous avons retrouvé la chaleur.
Nous venons de passer 24 heures sur un houseboat rien que pour nous deux.
Dans les backwaters, réseaux de canaux, c'est le paradis sur terre s'il en est un.
La vie semble se dérouler au ralenti, et ses habitants n'ont, semble-t-il, qu'à lever la main pour cueillir bananes ou noix de coco, ou lancer un filet pour attraper langoustes ou poissons.
Nous, on était comme des coqs en pâte. Trois personnes à notre service : pilote du bateau, cuisinier et bien sûr le patron qui surveille les opérations.
Si vous passez par là, n`hésitez pas à vous payer cette folie (qui n'en est pas une) somme toute à portée de bourse : 100 euros.
Le katakali est une danse traditionnelle qui raconte une histoire. Ce qu'il y a d'inhabituel, c'est que l'on peut assister au maquillage des artistes (un spectacle en soi). Tout se fait en public.
Et aujourd'hui, c'était visite d'un jardin d'épices, suivie du tour du lac de PERIYAR en bâteau (l'ambiance sur le bâteau vaut à elle seule). Un classique pour voir, avec un peu de chance, les éléphants sauvages. Et on a eu de la chance.
Côté pratique :
On conseille fortement le WILD VIEW. C'est un HOME STAY.
Il est d'une propreté impeccable, donne sur la jungle, et les patrons sont super sympatiques.
Aprés le boudhisme et le sikhisme, on ne pouvait pas éviter les temples de l'Inde du Sud, même si cette année on a décidé de faire l'impasse sur les grands temples.
Aussi ce matin, nous sommes allés visiter un petit temple de MADURAI, celui qui porte le nom trés simple de THIRUPPARAMKUNDRAM et qui abrite une école de sanscrit réservée à la haute caste des brahmanes. J'avais écrit MADRASA HINDOUE, mais cela n'a semble-t-il pas plu, alors je l'ai effacé.
Des élèves studieux
et futurs brahmans
Et des sadhous derrière le temple
En arrivée ou en partance
Le gopuram du temple
Le culte de l'arbre, du cobra et le trident de SHIVA
Hier soir, les parents des enfants étaient conviés à une petite réception organisée par MANI et SHANTI. Cette réception était, bien sûr, dédiée à tous ceux qui participent à la scolarisation de ces enfants, c'est à dire vous.
Les enfants étaient venus dans leur tenue d'écolier avec leurs mamans, les papas pour certains travaillant, et pour d`autres ayant abandonné leur famille.
Tout cela s'est passé sur le toit d'une maison et après une séance interminable de photos. Puis, nous nous sommes tous retrouvés pour le repas préparé par SHANTI (du riz, du riz et de la semoule).
Hier soir, c'était l'effervescence dans le quartier de K. PUDUR à MADURAI et surtout autour du temple de PARASURAM PATTI.
En effet, c'est de ce temple que partait la procession annuelle pour implorer les dieux afin qu'une pluie bénéfique soit signe d'une bonne récolte.
Pour cela, après maintes incantations des brahmanes, les femmes font une procession en portant sur la tête des pots dans lesquels on a fait pousser pendant 8 jours des plants de lentilles ou autres haricots.
A cette occasion, le Président du PANCHAYAT (conseil du village) était présent.
Tout au long de la soirée, ce fut chants religieux au son des tambourins. Dieu doit être un peu sourd d`oreille étant donne le niveau sonore des hauts parleurs.
Il nous a d'abord fallu avaler 2200 km en train soit prés de 36 heures, avec une première nuit où nos couchettes ont été squattées par des manifestants du BJP qui se rendaient à un meeting à BOPAL. Mais c'était sympathique.
Arrivés à CHENNAI, MANI et SHANTI, son épouse, nous attendaient sur le quai de la gare.
Nos premières discussions ont porté sur les enfants scolarisés grâce à vous tous.
On ne peut pas se rendre compte de l'importance que cela peut avoir. En principe demain soir nous avons une petite réunion avec tous les enfants et les parents, et à partir du lendemain nous visiterons chaque famille.
Nous vous en ferons part, bien sûr.
Après une journée de repos, et la soirée à MARINA BEACH (comme tous les chennaïtes ou presque), nous avons fait la route CHENNAI-MADURAI et nous voilà donc ce soir à K. PUDUR, dans le quartier des enfants.
Côté pratique :
Trajet DELHI-CHENNAI en train sleeper class de base pour 535 roupies.
Nous avons passé la nuit au PARADISE GUEST HOUSE (300 roupies) que nous conseillons. Cet hôtel est bien tenu et l'accueil y est sympa.
Nota : Ces hommes ne sont surtout pas dangereux, ils ne sont même pas recherchés. En fait, ce sont eux qui, depuis des milliers d'années recherchent l'absolu. Et comme dit le poéte, ils ne nous voient pas et s'ils nous voyaient, c'est nous qui ne les verrions plus.
Ici à DELHI, il fait très chaud en ce 19 septembre, la température approche les 38 degrés.
Que l'on vous dise quand même qu'hier notre chauffeur de bus et ses aides se shootaient à coup de hashish tout au long du parcours. Enfin, on est quand même arrivé et on se prépare aux quelques 35 h de train pour relier CHENNAI ( MADRAS).
Côté pratique :
Haridwar-Delhi en bus pour 150 roupies par personne.
Nous avons changé d'hôtel, pour le JR INTERNETIONAL (550 roupies la nuit).
On vous donne les coordonnées, mais la situation n'est pas des meilleures. Par contre, l'hôtel est bien tenu.
Nous venons de passer 3 jours dans la ville de HARIDWAR, là où est descendu pour la première fois SHIVA sur terre. La preuve ? Une énorme statue de ce dieu hindou sur les bords du GANGE.
En effet, nous sommes maintenant en terre hindouiste, et à côté, LOURDES c'est de la gnognotte.
Si vous aimez les bondieuseries, c'est là qu`il faut venir.
En plus les pèlerins viennent se purifier par un bain dans le GANGE.
Ceci dit la ville n'a rien d`attrayant (bruit incessant), sinon les ghats.
Pas très loin, il y a RISHIKECH, la capitale mondiale du yoga où les Beatles sont venus passer quelques temps dans les années 60.
Côté pratique :
Trajet AMRITSAR-HARIDWAR en train de nuit, sleeper class climatisée, pour un prix de 620 roupies.
Nous étions à l'hotel MODI INN, en plein centre ville (bonjour le bruit) qui nous a coûté 700 roupies la nuit. Encore une fois, le prix n'a pas fait la qualité.
Ici, Indhira Gandhi a fait tirer sur les rebelles sikhs qui souhaitaient obtenir l'autonomie du PENJAB.
Elle sera assassinée plus tard par un de ses gardes du corps sikh.
C'est LA MECQUE du sikhisme. Au milieu d`un bassin dont l'eau est tellement sacrée que beaucoup viennent en boire (pouahh), se trouve le temple tout recouvert d'or.
Ouvert 24h/24h, il fait hôtel mais aussi restaurant : tout y est gratuit.
Les cuisines démesurées préparent 10.000 repas/jour avec toute l`intendance qui suit.
Impressionnant. On était convié à un repas, on l'a laissé à plus indigent.
Un grand portail sépare le Pakistan et l`Inde. De chaque côté du portail des gradins qui se remplissent peu à peu.
D`un côté, la foule scande PAKISTAN ! PAKISTAN ! De l'autre, c'est HINDUSTAN ! HINDUSTAN !
On se prépare au match de cricket de l`année. Mais non ! Mais non !
A la vue des plumes, c`est peut être une revue du Lido ou alors un combat de coq.
Mais non ! Mais non ! C'est beaucoup mieux que cela !
On va assister à la fermeture pour la nuit de la frontière qui se fait simultanément par les 2 armées pakistanaises et indiennes.
Les militaires paradent comme des coqs qui en noir, qui en kaki.
C`est 30 minutes de délire burlesque à la Monthy Python. Et toujours les 2 foules en délire.
Au comptage, ce soir ce sont les indiens qui ont gagné, ils étaient plus nombreux, mais ce fut serré.
Revanche demain soir.
Côté pratique :
La liaison Mac Leod Ganj - Amritsar s'est faite en Taxi avec 3 israéliennes rencontrées au cours de notre périple pour un coût par personne de 800 roupies.
Nous étions à l'hôtel SITA Continental au tarif de 750 roupies la nuit, l'un des plus chers et pas forcément le mieux.
Nous sommes allés faire un tour à l'assemblée du peuple tibétain en exil. Le quartier regroupe également l'ensemble des administrations représentatives du peuple tibétain.
Bien entendu, il y a aussi un temple dans lequel des moines étaient en train de réciter des mantras.
Les moines récitent des mantras ...
... leur livre de priéres sous les yeux
Puis nous sommes allés manger dans un restaurant tenu par les moines (tant qu'on y est).
Cet après midi nous avons dû rester à l'hôtel à cause d'un gros orage de grêle.
Nous continuons notre séjour mystique à Mac Leod Ganj avant de rejoindre la frontière pakistanaise, ce jeudi.
Ce matin, ce fut une grande promenade en forêt où vivent les moines exilés du Tibet voisin - et souvent sans nouvelles de leurs familles restées au Tibet - dans de petites cabanes au milieu de la forêt au plus prés des oiseaux. Inutile de vous dire que c'est la sérénité.
En nous voyant errer, un moine nous a préparé le fameux tchai (thé au lait). Quel moment magnifique ! Au retour, deux mangoustes nous attendaient sur le bord du chemin.
Aujourd'hui, c'était promenade à travers les champs de Mac Leod à Bagshu puis Dharamkot sous un beau soleil.
Et nous y avons appris un peu de sagesse bouddhiste :
C`est seulement lorsque le dernier arbre aura été arraché,
C`est seulement lorsque la dernière rivière aura été polluée
C`est seulement lorsque le dernier poisson aura été pêché
Que les hommes comprendront que l`argent ne se mange pas.
Ici, nous sommes plus en territoire tibétain qu'indien, et tous les tibétains opprimés viennent se réfugier ici. Quel bel exemple donné par l`INDE de céder une partie de son territoire, même infime, pour cette cause.
Nous avons pris un bus hier soir à 18 heures et à 4 heures ce matin, nous étions sur place.
Un conseil pour ceux qui souhaitent prendre le bus ou le taxi en INDE :
Ne regardez pas les pneus, ils sont désespèremment lisses.
Ne regardez pas le moteur, vous prendriez peur.
Il faut s'assurer du bon fonctionnement des avertisseurs sonores, c`est à dire le klaxon, mais aussi de la présence de GANESH sur le tableau de bord, principal élément de sécurité.
Nous avons trouvé une Guest House dans les tarifs habituels (400 roupies la nuit, soit moins de 8 euros).
Vers 10 heures, nous sommes allés faire un petit tour pour rendre visite aux connaissances (MOON LIGHT CAFE), puis un petit tour au temple où, comble de chance, nous avons pu revoir His Holiness le DALAI LAMA.
Côté pratique :
Prix du trajet MANALI - DARHAMSALA en bus : 650 roupies
Coordonnées de PAWAN GUEST HOUSE que nous pouvons recommander :
Aujourd'hui, 4 septembre, nous sommes de retour à MANALI.
Dimanche, en prévision de la longue route du retour vers des altitudes plus conformes à nos habitudes, c'était repos et shopping à LEH.
Marchand de tissu
Qui veut des chaussures
Nous en avons profité également pour visiter le fort perché sur un éperon rocheux.
Fort de LEH
Et, lundi matin, à 1 heure tapante, nous étions dans le taxi jeep collectif et étions à l`assaut de l`HIMALAYAN HIGH WAY (HHW).
Le trajet fut toujours aussi pénible mais les paysages offerts toujours aussi interlocant, avec de loin en loin des caravanes de nomades se déplaçant avec leurs troupeaux de moutons et de chèvres (les fameuses chèvres du CACHEMIRE). On est vraiment dans un autre temps.
Notre chauffeur, un as du volant, nous a fait profiter de ses talents mais que de peur lorsque les roues de la voiture étaient à quelques centimètres des vertigineux précipices. Ouf ...
Avec quelques arrêts en cours de route, pour le fameux CHAI, les parothas au picckle, c'est en 16 heures que nous avons fait le parcours, avec une descente du col de ROTHANG digne du Rallye de Monte Carlo.
Village de toile sur la route de montagne avec des parachutes de récupération
Nous nous sommes réinstallés au TOURIST HOTEL et les jours qui viennent seront consacrés au repos.
A plus tard.
Côté pratique :
Comme c'est drôle, le retour LEH-MANALI a coûté 1600 roupies, soit 750 roupies de plus que pour l'aller. Il faut dire que pour aller, nous étions 10 dans la jeep et qu'au retour le nombre de passagers était limité à 8, plus confortable quand même.
Ce 2 septembre, sera notre dernier jour à LEH, nous prenons une jeep pour retourner à MANALI vers minuit et nous y arriverons vers 18/19 heures en principe.
Hier, nous avons pu assister à l`ouverture du festival du LADAKH qui durera jusqu'au 15 septembre.
Nous avons pu apprécier le défilé des habitants des villages de la vallée de l`INDUS venus en costume traditionnel.
Aprés quelques discours officiels, un spectacle de chants et de danse folkloriques était donné. Ce fut un agréable moment, d`autant plus que, nous autres touristes, étions installés aux meilleures places. Nous avons eu droit à la distribution de jus de mangue et de sandwiches ladakhis.
Il continue à faire un soleil éclatant sur LEH.
Pour ceux qui visiteront un jour cette région merveilleuse, un mot est à retenir : "JULLEY". Il signifie bonjour, au revoir, merci. Il suffit de le prononcer pour voir le visages des Ladakhis se parer d'un large sourire. C'est ici un mot clef, il ouvre toutes les portes. Les Ladakhis sont vraiment acceuillants et sympas.
Hier, Jeudi 30 aout, nous avons pris notre courage et sommes montés au sommet d`une colline sur laquelle est perché le SHANTI STUPA (littéralement, STUPPA de la PAIX). Tout cela sous un soleil de plomb.
A 3500 m d`altitude, on se fatigue quand même plus vite bien que l`on ne ressente pas trop le mal des montagnes.
Ce stuppa a été inauguré par le DALAI LAMA.
SHANTI STUPPA
Détails du SHANTI STUPPA
Préparation du fourrage pour l'hiver
Rencontre sur le chemin
Ce matin, cela a été au tour du Palais Royal de STOK de recevoir notre visite. 20 km en taxi, soit une heure de route, c`est le tarif. C`est pas VERSAILLES, mais la visite est intéressante avec notamment une trompette faite avec un fémur humain. Avis aux amateurs.
Notre Guest House est toujours aussi sympa, on y prend notre repas du soir, purement végétarien avec les légumes du jardin (DOL et ANGCHUK prennent soin de leurs hôtes), dans lequel beaucoup de fleurs et même des fleurs d`opium, pour la consommation familiale ... Il faut dire que la frontière afghane n`est pas à plus de 1000 km, alors.
Une petite précision, le col de TANGLANG (deuxième plus haut du monde) est à 5429 m. Je comprends encore mieux mes nausées.
Aujourd'hui, nous avons pris le bus public pour aller visiter le monastère de THINKSHEY. Ce fut assez folklorique. Toutes les femmes ladakhies chantaient des prières bouddhistes, si bien que le bus a fait le tour d`un moulin à prières qui se trouvait en bordure de la route.
Arrivés au pied de la colline où est situé le monastère, nous rencontrons des missionnaires français qui reconstruisent une école.
La grimpée au monastère fut rude, en raison de l`altitude on était un peu à bout de souffle.
C'était l'heure de la prise des cours pour l'école des moinillons. Nous avons pu y assister.
Du haut de la colline, la vue sur la vallée de l`INDUS est sublime (l'INDUS ou SINDHU a donné son nom à l'INDE, selon nos informations, la signification du mot SINDHU est océan).
J'ai oublié de vous dire que LEH est la capitale du LADAKH, une province du JAMMU et CASHMIRE.
En principe, nous reviendrons sur MANALI Lundi prochain.
Nous sommes donc installés à ASIA GUEST HOUSE (400 roupies) que nous conseillons fortement. Le matin, nous avons droit à de succulents breakfast composés de thé, pain tibétain et confiture d'abricots pour 40 roupies. Le soir, nous est proposé un dîner avec les légumes frais du jardin ou des momos à volonté pour 50 roupies. De plus, l'ambiance y est très conviviale.
Et bien nous voila arrivés à LEH. C'était ce matin vers 1 heure.
Partis de MANALI vers 3 h le matin, pendant prés de 24 heures nous avons tutoyé les dieux.
En effet, si le premier col n'était qu'à 4000 m, par la suite nous avons gravi 3 ou 4 fois le Mont Blanc, sans compter 3 cols à plus de 5000 m, dont le dernier à 5360 m.
Nous ne parlerons pas de l'état des routes ou plutôt des pistes traversées par des torrents, jonchées de pierres bordant des précipices. Comme nos chemins de montagne.
Toute la traversée sous les 4000 m, nous a proposé des paysages verdoyants ressemblant à nos Alpes.
Mais, à plus haute altitude, quel spectacle, nous ne trouvons pas les mots pour le qualifier : tout simplement merveilleux avec ses sommets, lacs, torrents, déserts de pierrailles, rochers façonnés comme des sculptures sortis de l'on ne sait quel temps.
Tout au long de la route des bivouacs, des nomades avec leur troupeau, au son de la musique distillé par notre chauffeur très prudent.
Les 5 dernières heures ont été faites de nuit et par moment on se demandait où on roulait.
Aujourd'hui, nous sommes installés à ASIA GUEST HOUSE et nous nous reposons.
Côté pratique :
Le prix du trajet en Jeep collective : 950 roupies.
Continuant nos petites ballades pédestres, hier samedi, nous sommes allés visiter le OLD MANALI, soit 6 km de plus dans les jambes.
Le Vieux MANALI semble vraiment sorti d`un autre temps avec ces femmes qui rentrent le fourrage que les bêtes mangeront cet hiver.
Portages à dos de femmes
Il en est de même pour les pommes portées à dos d`hommes du verger à la tente de conditionnement sur des chemins plutôt pentus. On en profite pour boire un bon jus de pommes fraîches.
Dans les rue du village, les enfants nous accueillent avec de grands sourires et des "Hello" sympathiques.
Les enfants jouent
Puis nous filons vers le temple d`HABIMDA, tout en bois, au milieu d'une forêt de sapins.
Danielle à l`assaut du Temple d'HADIMBA
A midi, il était en fait 15 heures, nous nous restaurons au CHOPSTICK, le must de MANALI, où, pour 200 roupies, nous avons momos, chowmein, mixed veg salad ce qui nous fera patienter jusqu'au poulet tandoori du soir.
Située dans la vallée de la BEAS à la jonction de l`APPLE VALLEY et de VALLEY OF GODS.
Conditionnement des pommes
Hier, nous avons pris notre courage à 2 pieds et sommes allés faire un tour à VASHIST, petit village perché à flanc de côteaux très prisé par les touristes, mais aussi par les sadhous pour la Ganja (herbe des montagnes).
Ce petit village paisible possède des sources d'eau chaude où il est agréable de venir laver son linge pour les femmes indiennes.
Sources d'eau chaude de VASHIST
Cela nous a permis de tester un peu nos capacités de marche : 8 km aller-retour. Le soir, les mollets l'ont ressenti.
En cours de route, nous n`avons pas manqué le chai (thé au lait) dans un tea shop pour nous mettre à l'abri d'une averse, ce qui nous a permis de rencontrer un vieux paysan qui venait vendre sa production d'épinards.
Vendeur d'épinards
Sinon, ici, la mousson sévit encore quelque peu ce qui nous vaut de bonnes averses.
Autre rencontre, avec un couple de français de la vallée du Grésivaudan (Saint Agnés pour les connaisseurs) qui a décidé de s'installer ici.
Pause casse-croute
Pour rejoindre LEH, nous avons choisi l'option taxi collectif : 475 km avec départ lundi à 2h du matin.
Lavage du linge aux sources d'eau chaude de VASHIST
Comme prévu, nous sommes partis en bus de DELHI le 22/08/2007 pour rejoindre MANALI notre première étape himalayenne.
Ce fut une chevauchée épique, c'est le moins que l'on puisse dire.
Tout d'abord, une heure d`attente au point de ralliement convenu dans DELHI, sous un soleil de plomb. Le vrai sauna quoi.
Enfin, nous voilà en autocar pour 15 heures de route, du moins croyait-on.
Cela a commencé par, passez moi l`expression, du tape cul. Autant dire après la tête au soleil, c'était complet. Et bien non !
Vers 3 heures du matin, une crevaison impromptue nous arrête 1 heure : Le remplacement de la roue prendra 1/2 heure, puis ce sera la réparation du pneu dans un atelier du bord de route.
Puis, ce sera un des derniers soubresauts de la mousson qui provoquera un glissement de terrain sur la route et un embouteillage monstre. Il faudra plus de 4 heures pour s`en sortir.
Au final, c'est après 22 heures de bus que nous atteignons MANALI, station à 2000 m d`altitude.
Nous nous installons au TOURIST HOTEL. On peut conseiller cet hôtel propre dans un quartier calme et pas trop excentré.
Nous y resterons 4 jours avant de filer sur LEH.
Côté Pratique :
Prix du trajet DELHI-MANALI en bus DELUXE : 950 roupies
Coordonnées de TOURIST GUEST HOUSE (400 roupies la chambre) :
Partis le 20/08/2007 de LYON/SAINT EXUPERY, ce n'est que ce mardi vers 9h00, heure locale, que nous sommes arrivés. Nous avions demandé à un taxi de venir nous attendre à l'aéroport et cela était chose faite. Voila qui est bien pratique et aprés une traversée de Delhi, nous atteignons HARE KRISHNA GUEST HOUSE.
Nous pouvons constater que cela bétonne dur à DELHI. Pas étonnant que les prix du béton et de l`acier flambent. De partout, des travaux importants d`infrastructure.
Aprés quelques minutes de repos, nous partons à la Gare acheter les billets de train.
On ne le dira jamais assez : ne vous fiez surtout pas aux rabatteurs qui vous dirigent immanquablement vers une agence pour vous vendre tout, sauf ce que vous voulez. Cette fois ci, ils prétextaient que le Bureau International pour les touristes était fermé pour cause de travaux. Que nenni ! Il se situe au 1er étage de NEW DELHI RAILWAY STATION et nulle part ailleurs et il est toujours ouvert.
Au final, demain, vers 16h nous partons pour MANALI et nous y resterons quelques 2 ou 3 jours avant de filer vers LEH.